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L’ENTREPRISE DE PAPIERS
Dans cet état où les haut-fonctionnaires prolifèrent exagèrent, tergiversent sur toute matière…
J’ai monté ma propre entreprise alliée, j’ai du remplir à satiété des papiers pour exister ici…
Déclarer les employés, pour ramasser du dédain de la part des autorités et le fisc à lécher…
Quand viendras-tu me libérer, je ne puis plus survivre, on m’a acculé comme un miraculé…
L’espace s’affaisse sur ma face et mes fesses s’affairent pour sauver la fierté, le mobilier…
Les dossiers je les ai brûlé, afin de tout faciliter et les preuves de cette faillite orchestrée…
Et ma fuite préméditée vers une station balnéaire, usufruit d’une dette ou d’un pénitencier…
Tous les associés essaient de défendre leurs intérêts, dans le pays de l’union, la désunion…
Pourtant le projet était verrouillé et on devait projeter le monde dans une grande anxiété…
Celle du progrès, de l’uniformité et de la productivité, qu’est-il arrivé à mes partenaires…
Ma volonté de bien faire, ce fait fin prêt, pourquoi un plan de restructuration, un émetteur…
Tous les carnets de commandes étaient si remplis et les ouvriers auraient été affranchis…
On aurait même conquit le Far-West et puis tout le reste, au-delà de la croute terrestre…
Mais à proximité, le chant du christ et ses épines, je sais je crie, j’y crois, je me les croise…
Hélas, dans la manufacture, seul, la cravate à la main j’examine le vide et les circonstances…
Que je détecte déjà, ne me disent rien qui ne vaille, mes ouvriers vont me lyncher, le bûcher…
L’entreprise de papiers, à force de vouloir toujours gouverner je ne vous ai plus vu et puis…
La chaîne, le train express, les rendez-vous manqués, avec les syndicats pas de pourparler…
C’est dans la dèche que l’on voit la grandeur du pommier, une nouvelle Eve, l’Eden rêve…
Un croche-patte de président et me voici cloche le billet d’avion dans ma poche ma sacoche…
Mais cette contiguïté, toutes ces énergies m’ont asphyxié, je décoche un coup dans une palette
La proposition de rachat je n’en veux pas c’est mon libre choix je ne suis pas de ce genre là…
Et vibrent les alternateurs, mais la seule alternative n’en demeure pas moins cette obscurité…
A jamais, peut-être l’Illinois en free-lance, les terres du sud en vacances, le pôle Nord et…
L’odeur de ma mort, le miel de la potence nudiste dans un camping et puis quoi encore dehors
Les infrastructures en retenue, j’ai la berlue, le signe d’un du, pourtant ils m’avaient élu…
D’un suffrage non corrompu, moi le plus ardu, sorti fraîchement d’une école de dirigeants…
Flambant neuf avec la cervelle et les poux d’un souriceau, la bonne peau études supérieures…
Quiproquo j’ai chaud, le pélican est mazouté et moi je m’y opposai, un grandiose énarque…
Pour nous balancer sa sauce institutionnelle, légiférer et fédérer voilà pourquoi il est fait…
L’entreprise de papiers s’est envolée et avec elle tout ce que l’on s’était juré, tout posséder…
On est retardataire et déficitaire et même actionnaire minoritaire, les monétaires convertis…
Pourtant les chiffres montrent le contraire, comme toujours, le suicidaire se fait du mal…
J’en suis rendu là, un lâche qui sort sa voiture du garage, la clef des champs et la finance…
L’affluence, l’influence, un délit d’initié voire même excommunié et après, l’autoroute…
Informations en continu, je suis à nu, en route dans la route je fonce comme si Beyrouth…
M’était comptée, tête coupée, il ne me reste que mes pieds pour m’en aller, m’échapper…
L’entreprise de papiers, des milliers, on en a assez, les banquiers opalins de cette société…
L’amorphe venin me tient la main, l’aéroport me rappelle encore que je suis mort et puis…
Il y a vous, la chute, la turpitude, enfin je me suis échoué sur une base utérine sans stérilet…
Les fragments et l’onctuosité d’une libertine monstruosité et je laisse les miens sans orgueil…
Les bras trop courts pour soulever la Terre, les épaules assez larges pour prendre le large…
L’entreprise de papier scelle l’œuvre, préparer vos machettes, les trois tambours s’activent…
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