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Terre, mer et ciel
Un poème pétri de terre et de limon
dont les mots chanteraient sans nul besoin de rime
la chanson des sillons, du cheval de labour
de la terre s'ouvrant pour que le blé respire
et de l'été qui va ramener les moissons.
Un poème de mer, d'écume et de mousson
de l'étrave de bois qui frappe dans la houle
de filets trop tendus raclant sur les fonds durs
et de goélands gris tournant sur le sillage
se disputant, criards, le restes de poisson.
On peut aussi rêver dans un soir de brouillard
à l'obscure douceur d'un poème d'étoiles
qui trille dans la nuit avec le rossignol
sur la branche du grand chêne noir sous la lune
au dessus des fourrés où glapit le renard.
Ils se pressent en moi lorsque la nuit descend
la mer le vent le ciel la terre et les étoiles.
Je ne sens que trop bien s'accélérer le temps
et je voudrais encore évoquer ces images
en quelques mots légers et doux, tout simplement.
En un bouquet vivant rassembler ces mirages
sur le sable mouvant des dunes du désert.
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