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Cette histoire est réelle et en alexandrins,
Je vais rapidement vous conter qu'un matin,
Une chatte sauvage a mis bas ses petits
Juste dans mes thuyas, tout près de l’appentis.
Prudemment, elle mande, avec miaulement
A mon p'tit coeur ému de son ventre ballant,
Pour réclamer de quoi, se sustenter sans doute,
Protection, je ne sais, mais du lait qu'elle goûte.
Le jour était maussade, il pleuvait tant et tant,
Que la pauvre minette avait bien du tourment
Depuis des jours, des nuits pour ses pauvres petits.
C'est ainsi qu'un matin, comme je vous l’ai dit.
Minette je trouvai, qui suppliait pour eux.
Malgré son air sauvage, elle sentait bien que,
Sur ma grande puissance elle pouvait compter
Et durant tout un jour, elle a tourné, pleuré.
Puis, le soir, j'ai trouvé ses chatons vers ma porte.
Ell’ me les confiait avant que l'eau n'emporte
Avec force et douleur ses bébés endormis...
Et moi qui lui parlais ! Je n'avais pas compris !
J'ai bien sur abrité Minette et sa famille
Qui m'a remerciée avec tant de ferveur
Qu'il me reste encore là, blotti au fond du coeur,
Ce riant souvenir que la tendresse habille.
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