|
Un gros nuage avance,en toque de cuisine,
La coiffe repassée,à pointure d'un grand,
Et puis,le haut du cap;tout soudain se débine
Happé par un azur,doucereux,conquérant...
Au creux de l'autre combe,au fond de la ravine,
C'est un lac bleu de mer,gorgé de voiliers blancs,
A la toile tendue,ou la hune domine...
Dominée !en concert,d'un vol de goélands.
Du cirrus,paresseux,dort...au ras de la rive,
Entre ciel lumineux et terre aux mille verts,
La crête,aux pics des bois,s'épaissit et s'avive:
J'ajoute à ma moisson,un printemps de concerts.
Ce matin,guilleret,présentait la promesse
D'un jour de sucrerie,en fin de mois amer,
L'orage,pour ce soir ? prépare son ivresse,
Déroule quelques gris,pour rappeler l'hiver...
Un pêcheur a rangé ses "outils",sa bredouille,
Sûr de la nullité de l'empoissonnement !
La faune,en prédateurs,seule présente,grouille.
Pour les fervents,demain,rien! désespérément !
Dix-huit heures,l'ouest,assez haut,s'engrisaille,
De giboulée,encore est-ce un préparatif ?
La rumeur ne ment pas ! C'est qu'avril s'encanaille:
De l'élan du matin,le soir...dubitatif !
|