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La Marelle
S’amusant devant moi au jeu de la marelle
Sous le feuillage épais d’un marronnier géant
Elles m’avaient prié ces quatre demoiselles
A sauter sur un pied dans les cases en comptant
J’étais trop maladroit pour ce jeu de pucelles
Et j’avais décliné l’aimable invitation
J’avais imaginé de trouver avec elles
Un autre amusement, une autre agitation
Les regardant sauter, je me disais laquelle
Serait pour mon plaisir la plus tendre en amour
Marie un peu timide ou Annie la rebelle
Brigitte aux cheveux fous, Karine un peu glamour
Elles allaient au ciel en poussant une pierre
Et riaient de bon cœur me jetant des regards
Enfin je décidais de choisir la première
Qui perdait la partie en faisant un écart
J’attendais calmement, en savourant d’avance
Le bonheur espéré, la belle dans mes bras
Et qui sait mon ami, avec un peu de chance
Prolonger la soirée et la nuit pourquoi pas
Je n’avais pas compté sur une pluie d’orage
Et sur de beaux grêlons qui soudain s’abattaient
Les filles se sauvaient, adieu jupe, corsage
Hélas ! Mes beaux espoirs dans le vent s’envolaient
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