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Je Suis Néo- Nazi

le mercredi 28 avril 2010, à 22:48. Posté par Loïc


    Voici un petit délire tragi-comique, ou plutôt comico-tragique, largement brodé sur des choses que j'ai eu l'occasion de voir dans mon métier.


    JE SUIS NEO-NAZI


    Mon Papa et ma Maman sont néo-nazis. Je crois qu’au collège un peu tout le monde sait, et souvent on me regarde de travers. Une fois on m’a même fait enlever mon pin’s croix gammée parce que les signes religieux distinctifs sont interdits. Je comprends, parce que mon Papa, qui est en prison, dit toujours qu’ « Hitler aimait tellement Jésus qu’il l’a vengé. » Donc c’est un peu pareil que la religion, sauf que ce que je n’ai pas encore vraiment compris, c’est si Hitler avait un Dieu. Et pourtant, lorsque j’ai offert une figurine d’Adolf en pâte cuite à Maman pour la fête des mères, aux larmes dans ses yeux on aurait vraiment cru qu’un ange était descendu sur elle, même si la Bible ne parle pas trop des anges à moustache, et qu’une lumière divine éclairait le bunker (c’est comme ça qu’on appelle notre appartement en banlieue de Calais, c’est notre truc à nous, et c’est surtout parce que Papa l’a fait renforcer par un ami artiste qui recycle les blindages de Panzers.) Alors on me dit sans oser me dire tout à fait que ma famille n’est pas normale, mais je vais vous parler un peu d’elle, et vous jugerez. Des joies nous en avons (je me souviens de 2002, je n’avais que 5 ans mais Papa a fait une grande fête le 21 Avril que je n'ai pas oubliée et le quartier non plus, surtout quand Papa et ses amis ont tiré un V2 du toit de l’immeuble), et aussi des peines (comme lorsque Papa est parti en prison : il avait défoncé de nuit la porte de la Grande Mosquée de Paris avec un tracteur Husqvarna ; Papa dit toujours que les marques aryennes sont les plus résistantes, mais à mon avis ce ne sont pas les plus rapides, parce que la police a vite rattrapé le tracteur sur les Champs-Elysées, juste avant qu’il passe sous l’Arc de Triomphe comme c’était prévu).

    Voici donc des tranches de ma vie, ni plus ni moins originale que n’importe quelle autre, et j’essaierai de choisir avec soin celles qui montrent que chez nous, on est avant tout une famille.

    L’autre jour, il y avait du blitz dans le bunker parce qu'Hermann (Hermann c’est mon petit frère, il a huit ans) voulait aller profaner des tombes à Arras. Maman, elle était pas contente, vu que ce soir-là on mangeait de la choucroute, et elle aime pas qu’on aille faire les fous après la choucroute parce que c'est un plat assez lourd, surtout quand elle a mis du schnaps dedans, et là c’était trop tard pour l’enlever, la choucroute était déjà au four (Papa fait des tas de blagues sur le four, je vous les dirai une autre fois). Alors Hermann a dit qu’il avait déjà passé l’après-midi à bouffer des pretzels devant un Blu-Ray de Leni Riefenstahl et que la choucroute le ferait passer à travers le plancher; Maman (elle a toujours raison Maman) lui a dit que n’importe quoi, qu’il savait très bien que le plancher était renforcé avec des plaques de tungstène, pareil pour les murs le plafond et aussi la porte (qui fait à peu près le poids de la Golf à vide) pour parer à l’imminente invasion sioniste comme dit toujours Papa quand il n’est pas en taule, et qu’Hermann devait manger sa choucroute pour devenir fort et blond. Alors Hermann a dit qu’il avait pas besoin de la choucroute pour aller manier la bombe dans le cimetière d’Arras qui est tout en plat, et là, Maman elle lui a dit (c’est dingue, elle pense à tout Maman) que s’il ne mangeait pas sa choucroute elle voudrait bien le voir pousser la porte à son retour. Sans exagérer, je crois que rien qu’avec la finesse des dialogues qu’on a à la maison, Wagner aurait pu faire deux opéras de plus. Oui... Wagner aurait pu apprécier, mais pour Hermann par contre c’était terrible, il s’est mis à pleurer qu’on le traitait toujours comme une jeunesse hitlérienne, et Maman l’a consolé en lui disant qu’il irait un autre jour et que de toutes façons profaner des tombes juives c’était bon pour les Arabes. Maman, elle est très prévenante comme ça et elle trouve toujours le mot juste, c’est aussi pour ça que je l’aime.

    Moi je n’ai jamais vraiment accroché aux profanations. D’abord de jour on peut pas (et c’est dommage, ça rend bien mieux de jour, comme on le voit après à la télé sur toutes les chaînes, mais les croix gammées sont toujours un peu déformées parce que justement ça a été fait avec un éclairage insuffisant) ; c’est comme les tags dans le métro, on doit se cacher, et pourtant c’est de l’art de la rue pareil et les deux seront certainement reconnus un jour. Du coup il faut forcément y aller de nuit, mais moi le noir m’a toujours fait peur, je ne sais pas pourquoi, et même avec un fanal de chantier c’est risqué. La preuve : un jour que Papa profanait dans le Calvados, il s’est cassé la gueule dans l’escalier d’un caveau familial et il a failli laisser un œil sur une étoile de David en marbre. Heureusement, il était avec deux amis qui ne l’ont pas abandonné, cet épisode est une grande histoire de chaleur humaine et de solidarité dit toujours Papa (mais bon, en même temps c’est lui qui avait les clés de la Golf et en plus c’était le seul à savoir conduire), et ils l’ont aidé à remonter les marches ; c’était pas gagné, Papa était à moitié dans le gaz comme on dit, et comme il pissait un peu le sang, il a glissé presque arrivé en haut et il a tout redescendu sur la mâchoire. Ça a fait des tas d’histoires à l’hôpital parce que le chirurgien était arabe et pour opérer Papa ils ont dû l’envoyer aux fraises avec assez de somnifère pour abattre un platoon. A la maison, ça a fait des histoires aussi, mais moins ; Papa a mangé de la soupe aux knödels à la paille pendant un mois, et je crois que Maman était un peu contente de pouvoir enfin regarder Derrick sans que Papa gueule sans arrêt qu’Harry Klein était un sioniste infiltré (à cause du prénom). Une fois, Papa a fait semblant de tirer sur Harry avec le Lüger récupéré quand Papi est mort en Argentine, mais le Lüger était chargé et paf, le coup est parti, ça a réveillé Hermann qui dormait depuis le générique, la balle a ricoché cinq ou six fois sur le blindage des murs, on a eu de la chance de ne pas y rester, et c’est finalement la figurine d’Adolf de la fête des mères qui a pris la bastos dans la moustache. Papa a un bon fond, personne ne peut lui enlever ça, mais c’est vrai que parfois il commet des erreurs. Il est humain après tout, c’est aussi pour ça que je l’aime.

    Alors voilà, Hermann n’est pas allé profaner ce soir-là et on est allés se coucher après une rétrospective sur Birkenau. Papa et Maman adorent Arte, mais ils préfèrent regarder sans le son. D’abord parce que le commentateur est souvent à la solde d’Israël et des Francs-Maçons, et puis surtout parce que sans le son ils peuvent imaginer. Moi, j’aime bien imaginer aussi, mais je n’aime pas trop mes rêves, et le soir dans mon lit je reste souvent éveillé dans le noir, même si je vous ai dit que je n’aimais pas trop le noir non plus, et je pense à l’école le lendemain. Des fois j’ai pas envie d’y aller. C’est pas toujours facile l’école, en particulier les cours d’Histoire, parce que quand Papa me les réexplique à la maison ça m’embrouille un peu. Surtout quand ça parle de la Colonisation ou de la Seconde Guerre Mondiale. Papa il dit souvent :
    « Jean-Marie a raison d’appeler ça (là il parle de la Solution) un « détail » ; quand les Ricains sont partis foutre sur les Viêts, avec le napalm et des centaines de milliers de morts mon fils, tout le monde était d’accord et on en fait encore des films trente ans après, et même s’ils avaient raison, voilà l’Hypocrisie. » Et là, en général, Papa il s’arrête, et on sent un peu qu’il essaie de voir qui il déteste le plus, les Américains vendus au lobby des youpins ou bien les faces de citron cachés dans les fougères, et qu’il rassemble ses idées pour ne pas dire de conneries. Mon Papa, c’est quelqu’un de réfléchi avant tout, et c’est aussi pour ça que je l’aime.

    Pourtant moi je suis content d’aller en Histoire, la prof est jolie, gentille, elle crie pas trop, ça change des documentaires en Super-8 que Papa fait avec ses amis en Alsace, et elle est très, très intelligente. J’essaie de ne pas le dire à Papa, mais je crois que je suis un peu amoureux. En fait, si je ne le dis pas, c’est parce que chaque fois qu’il la croise à la sortie, il fait la même tête que la fois où j’ai joué Othello au spectacle du collège, la veille de l’incendie. Pourtant je ne comprends pas : même si, comme dit Maman, « elle sort du salon de bronzage », elle n’est pas noire, pas arabe, pas chinoise, et je suis sûr qu’elle n’est même pas juive, pourtant les plus durs à repérer. Peut-être que je ne saurai jamais ce qu’ils reprochent à Mlle Singh.

    Et puis je sais pas, à l’école c’est pas toujours facile de parler de croix gammées et d'extermination raciale avec les autres ; les profs n’aiment pas, et ils convoquent Papa qui bien sûr ne vient jamais, mais c’est aussi bien je pense, parce que Papa a souvent le Lüger sous un siège de la Golf. Parfois j’essaie de parler de choses moins personnelles, comme par exemple du Président Sarkozy qui est pourtant selon Papa « un type qui veut tellement bien faire qu’on lui pardonnerait presque d’être un manouche », mais même là ça coince.
    Alors des fois je me sens un peu tout seul.

    Mais mon Papa il dit toujours : « T’en fais pas, va, dans la vie, si tu trouves quelque chose de facile à haïr, tu ne manqueras jamais d’amis. »

    C’est un philosophe et un poète mon Papa.

    C’est aussi pour ça que je l’aime.




    Mercredi 28 Avril 2010

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commentaires ( 11 ) (Ajouter un commentaire)
dagolaborel le jeudi 29 avril 2010, à 14:10
----humour "brun" ! y a du Boris Vian là dedans ! la fin est tellement vraie !
http://www.mespoemes.net/dagolaborel

pich24 le vendredi 03 septembre 2010, à 13:01
Je vais dénoncer ce texte à SOS Nazis (qui ne sert aryen)
http://www.mespoemes.net/pich24

Loïc le vendredi 03 septembre 2010, à 18:36
Ou à Nazis Sans Frontières (qui marchait super bien jusqu'en 44, après un peu moins.)
Mais pourquoi dénoncer ? Je ne dis que du bien d'eux. Mes excuses par avance à nos lecteurs néo-nazis si ce texte semble parfois ambigu.

imparfaitlibre le lundi 22 novembre 2010, à 22:02
---un grand retour en arrière avec un humour trés noir!!! moi aussi j'aime beaucoup la fin elle est réaliste elle!!
amitiés-http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Vesta le dimanche 06 novembre 2011, à 00:03
Vive l'humour noir ! Bon sang ne saurait mentir !

Loïc le dimanche 06 novembre 2011, à 02:30
Nein, il ne saurait pas. Heureusement qu'il reste certaines catégories de gens qui collaborent encore à perpétuer de vraies recettes françaises. Sinon, qu'adviendrait-il de notre cuisine à l'Heil ?

Amitiés Vesta, et aussi Imparfait, que j'ai certainement dû remercier par mail à l'époque plutôt qu'en com ici !

Adolf Jean-Marie de Berg (JARDIN DE VALHALLA) le samedi 27 octobre 2012, à 09:19
Herr Obersturmf Loich',
Je ne sui qu'un umble nouveau-néo nazi pas trè cultivé (on dit nouveau ou new veau ?) et je compran pas toujour kan mes parents me disent que je sui un bon aryen.
Mais je veu leur faire komprendr que je suis pas si bête que sa. Là, je vai les épaté car maintenan je sai, grasse à toi que le siège de la Kommandantur est à Avignon. Mon papa et ma marraine Marine (oh c'è dur à prononcé, en plus je suis un peu dislescyssque) m'ont aboné au Völkische Beobachter (oh, c'è encore plus dur à dire), l'organ offissiel du Parti, mais ils on di que c'était mieu de lire Simplicissimus, un otre journal nazi qui corespon mieux au néo-nazis. Je m'excuze, Herr Loïch si je fai bocoup de fotes, mais ce n'est pas gênan pour allé peindre la nui des croi gammées sur les tombs juiv avec mon papa et ces amis néonazis. Bon, je te laice, j'irai bien lire un peu pour améliauré mon ortograf, mais j'ai pas le tan parce que papa il a di qu'on allai faire des autodafés, parai qu'on va bien rigolé et k'aprè cé plus la peine de lir car y aura plu de livres. Heilmitié Loïch ! Adolf Jean-Marie.

Loïc le samedi 27 octobre 2012, à 16:23
Bonjour Adolf Jean-Marie,

Ce n'est pas Le Pen de t'excuser pour tes fautes d'orthographe. Tu es jeune, je le sens bien, et plus habitué à l'allemand qu'au français. Quant à la dyslexie, ça se corrige (tes parents ont dû déjà commencer : n'hésite pas à voir l'infirmière de ton collège quand ils insistent un peu trop) ; et puis comme disait le grand homme qui t'a donné son prénom, "Tout problème a une Solution". Ne te décourage donc pas si, à cause de ta dyslexie, tu fais parfois les croix gammées à l'envers. Entraîne-toi au crayon à papier chez toi, fais-en des lignes en suivant un modèle, et tu verras qu'en un rien de temps elles seront parmi les plus belles que le journal de TF1 ait jamais montrées.

Quant aux autodafés, c'est bien, mais fais attention aux règles de sécurité et écoute tes parents. Ne te tiens pas trop près du brasier ; prends garde au papier brûlé qui s'envole, surtout si tu as encore de l'essence fraîche sur les mains ; et n'accepte jamais un livre de la part d'un inconnu quand tes parents sont distraits par la fête, même s'il s'agit d'une copie de la Constitution de l'Etat d'Israël. Il faut savoir que ce genre de rassemblement attire parfois des individus louches, même si c'est difficile à croire, qui ne sont pas du tout là pour immoler la culture judéo-décadente mais pour satisfaire d'autres besoins également décadents.

Quant à Avignon, si tu y vas un jour tu pourras prendre le KommandanTour de la ville en bus, commenté par une monitrice agréée par le Parti. Vu la région, tu entendras sans doute certainement parler du terroriste Johann Moulin, que les glorieuses forces du Reich millénaire ont écrasé comme un insecte, et dont le sort final donne une autre dimension à la devise de la SNCF, "A nous de vous faire préférer le train".

Sois prévenu (mais je pense qu'on t'en dira plus en détail sur place) : à Avignon comme dans sa région, tu pourras voir de nombreux Arabes se livrer à des actes brutaux propres à leur race ; il n'est pas rare, par exemple, de les voir marcher dans les rues, et même rire. Garde toutefois à l'esprit que le Grand Changement arrive, et qu'ils ne riront pas longtemps. Pour paraphraser encore notre Führer (bien vivant à 42 ans quelque part dans une lamasserie au Tibet selon des sources fiables), "Il n'est aucune impureté en ce monde qu'une bonne douche ne puisse laver".

Bref. Continue à lire Simplicissimus, sois à l'heure pour l'appel des Jeunesses chaque matin, et écoute bien quand on t'explique comment faire sauter une synagogue en combinant des chewing-gums Airwaves, une multiprise, du C4 iranien et une boîte de Kellogg's.

De grandes choses attendent les grands hommes.

Sieg Heil, Adolf Jean-Marie.

Adolf Jean-Marie le samedi 27 octobre 2012, à 18:28
Marraine Marine est passée à la maison cet après-midi. J'étais tout fier de lui montrer que j'avais un nouveau copain, Loïcn qui semblait me comprendre. Mais, elle a pas voulu lire ta réponse, dès que j'ai dit ton prénom, ça l'a mis en führer et elle m'a dit de pas fréquenter des gens comme ça, d'où, elle m'a dit, la nocivité d'Internet où on trouve beaucoup de dégénérés qui sont des chancres qui rongent la France (j'ai regardé dans le dictionnaire, ça m'a fait peur : le chancre est une maladie sexuellement transmissible).
Pas marrante, marraine Marine, elle m'a dit qu'elle était pas certaine que Loïc ça soit un prénom bien français. Je lui ai pourtant dit que son papa Jean-Marie, que je suis fier de porter le 2ème prénom, était breton et que je croyais que Loïc c'était un prénom breton. Pour la rassurer, je lui ai dit que t'étais un professeur d'anglais. Alors elle a crié après moi avec des aboiement de Rottweiler, ou de Daubermansturmfürher ou de Berger (allemand) en me disant que Jeanne d'Arc avait dit "J'aimerai mieux rendre l'âme à Dieu que d'être entre les mains des anglais". Mais moi je t'aime bien tonton Loïc. Enfin rassures-moi quand même, tu as le sang pur j'espère et tu n'est pas de ceux qui avec leur nez crochu, inlassablement parcourent notre belle France, sans attaches, sans racines mais prêts à prendre racine chez les autres, partout, en s’accaparant toute la richesse de son hôte en s'arrêtant chez nous et en s'accaparant. tous les domaines : armée, finances, commerce et même sport … (ça c'est dans les livres que me prête papa que je l'ai lu).
Donc je disais que je t'aimais bien quand même. Alors, je vais revenir en cachette pour répondre à ton com' de cet après-midi. Ah, j'ai l'impression que t'es un drôle de zigue (heil), Loïc. A bientôt. Adolf Jean-Marie.

Petit HEINRICH le dimanche 28 octobre 2012, à 12:00
Bonjour mon tonton, Loïc,
Bon, je sais que t’es pas mon vrai tonton, mais comme dit papa et ses amis, on forme tous une même famille (sauf ceux qui ont la peau basanée, noire ou qui ont le nez crochu, il m’a bien précisé papa), je dirai plus, un même peuple. Je sais que tu parles bien anglais, c’est ton métier, mais alors, je vais t’épater car tu dois pas savoir qu’en allemand, dans « Ein Volk, ein Reich, ein Fürher », Volk, ça veut dire peuple. Ben oui quand parfois j’ai la tête en l’air et que je pense aryen, je me dis qu’on est un drôle de beau peuple et quand je regarde cette terre brune que nous foulons, je me dis que ç’est pas beau que des hordes de métèques au sang impur abreuve ses sillons (je te dis pas la suite, si a t’intéresses, il y a une partie dans la Marseillaise, une autre partie dans Mein Kampf).
Il faut que je te dise, Heinrich c’est moi, c’est un p’seau d’eau, parce que, oh, j’ai pas honte, mais Adolf Jean-Marie, c’est un peu lourd à porter.
Comment t’as deviné – tu me l’as dit en commentant mon com’ sur ta Genèse – qu’à la maison on est tout meublé Bavarois ? Papa et maman en sont très fiers. C’est vrai, la télé plasma ça va pas trop avec, mais c’est joli quand même.
L’année dernière quand on a été en vacances à Berchtesgaden, papa a ramené une joli assiette décorée qui montre un nid d’aigle qu’on a été visiter. Ca fait très joli sur notre buffet. Papa, il l’a mis à côté d’une photo dédicacée de Marraine Marine.
Mais à Berchtesgaden, je me suis un peu ennuyé. Les gens qui sont en vacances ils sont pas marrants, tous tristes avec les mêmes chemises brunes, alors que j’ai vu des chemises hawaïennes rigolotes dans les films de Starsky & Hutch.
Mais il y a des gens qui disent que Berchtesgaden c’est un ville où faut pas aller à cause des mauvais souvenirs. Toi qui parle bien anglais, je t’ai ramené un prospectus qu’on a pris à TURISMUS UND FREIZEIT BERCHTESGADEN :
Tu vois bien que c’est une ville qu’est pas naz(i)e du tout :
« Before the word ''vacation'' was created, Berchtesgaden already boasted many prominent guests: the king of Bavaria, artists and the nobility preferred this charming town.Today you dont`t have to be an aristocrat in order to enjoy the ambience of this little alpine jewel”.
Papa, il a failli avoir une attaque, passque il avait pas bien lu le prospectus et qu’à la fin, il avait cru lire » this little alpine jew ». Il est bête papa, il avait pas lu le « el » à la fin !
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Loïc le lundi 29 octobre 2012, à 01:43
Adolphe Jean-Marie Heinrich : eh bien tu vois, je t'avais dit que ça s'arrangerait : un com de ma part, et soudain tous tes problèmes de dyslexie ont disparu ! J'ai le fluide.

Rassure-toi, la recherche pour trouver une solution au problème du chancre avance, notamment grâce à l'ARC (Association pour la Recherche contre le Chancre, ainsi nommé d'après Jeanne d'Arc) et aux efforts de Le Pen pour sensibiliser l'opinion publique à cette urgence. On est en passe de finaliser un pesticide révolutionnaire ; si les tests pratiqués sur des blattes s'avèrent concluants, on pourra envisager son injection dans la viande hallal et cachère dans un avenir proche. Que marraine Marine ne désespère pas. Qu'elle ignore aussi les sionistes dégénérés qui parlent des valeureux combattants pour une France plus noire-blanc-rouge en disant d'eux "La viande de porc, c'est bon quand c'est mort, mais quand c'est vivant, ça fait du boucan". Viendra un jour où tous les collaborateurs d'Israël verront qu'on fait moins de mots d'esprit quand on a du plomb dans la tête.

Et alors, enfin, la Démocratie règnera, en accord avec le rêve de Jean-Marie : tous les blonds seront libres et égaux en droits. Les autres seront égaux en droits aussi, sauf que ce ne seront pas les mêmes. On les rédige en ce moment, mais je ne peux pas vraiment en parler, sinon je vais gâcher la surprise. Car je suis sûr que personne ne s'attend à ce qu'on a concocté. Mais tu verras : comme l'aurait certainement dit Adolf, "L'important n'est pas que le public soit d'accord, mais que ça lui plaise".

Enfin, rassure-toi également en ce qui concerne mon nez, qui n'est aucunement judéo-crochu. Pour citer Rocco Siffredi, "Mon appendice est droit".

Tu pourras dire à tes parents qu'il n'y a pas de "petit juif alpin" à Berchtesgaden. La dernière fois qu'il y en a eu un, les habitants de la ville lui ont fait dévaler le Kehlstein en skis, à cheval sur un missile allumé. "Voilà un enfant qui ira loin", disait-ils. Ils avaient raison : on en a retrouvé des petits bouts jusque dans les Pyrénées Orientales.

Je te laisse. Sois sage, tiens-toi loin des médias corrompus et récite tous les soirs quelques "Deutschland Über Alles" avant d'aller au lit.

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