|
Et déjà la nuit s’avance,
Trop tôt, trop vite.
Il le savait pourtant,
Le jour lui avait dit,
Mais rien ne prépare à l’absence,
Rien ne peut combler le vide.
Et déjà la nuit s’avance,
Solitude glacée, long silence.
Les murs suintent un regard,
Un souffle qui s’est perdu.
Il reste là, hagard,
Les mains jointes, le cœur rendu,
Dans l’étau des jours à venir,
Dans le carcan d’un reste d’avenir,
Qui le laisse désespéré,
Qui le laisse déchiré,
Qui le laisse épuisé.
Et déjà la nuit s’avance.
Il aurait tout donné,
Pour un bout de crépuscule d’éternité
Car même un peu
Aurait suffit à ses yeux.
Tenir encore sa main
Aurait comblé son matin.
Mais déjà tout s’éteint,
Déjà ou seulement,
Il ne sait.
Car, maintenant, la nuit… est.
1 Mai 2010
|