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Le vent froid use mes yeux
Il est temps pour faire un vœu
Et en regardant l’étoile filante
Il me vient des goûts de menthe
Des rêves de princesses endormies
Le long des vagues de la nuit .
Des roses sans couleurs ,
Mais à la délicieuse odeur .
Des jardins verts et ombragés ,
Dans lesquels j’arpente les allées
D’un pas lent de malfaiteur
Entre les ombres , comme un voleur .
Je vole parfois les perles de temps
Pour m’en rafraîchir le visage
Faire tomber les taches de sang ,
M’enduire du flots d’ images .
Jardins merveilleux et magnifiques ,
Les fleurs n’ont rien de synthétique.
Elles portent pour nous , parfois ,
Les stigmates des jours et des mois .
Rien n’est plus beau qu’un fleur qui fane
Dans le soir couchant aux heures planes .
C’est une belle et douce messagère
De nos contrées de l’éphémère .
Et puis elle nous parle d’amour
Celui qui va , sans retour ,
Celui des peintres de la couleur
Qui brillent de bonheur.
Dans les jardins merveilleux,
Je baigne mes yeux,
Du parfum fort et entêtant,
Des milles pétales le long du vent.
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