|
Accourent comme furies et péremptoires,
Les premières habituelles frayeurs du soir.
Viennent perverses, l'investir ses peurs,
Se nourrissant de ses faiblesses et terreurs.
Relents d'un passé qui ne trouve d'exutoire,
Gorgé de miasmes qui se veulent expiatoires.
L'ombre étale son ombre d'insolent maraudeur,
Masque les derniers et fragiles espoirs de lueur.
Jusqu'où se faufilera son veule désespoir ?
Son monde trouble, diffuse toujours le noir.
Galvaude des parfums aux putrides humeurs,
La mort rode, féline, alléchée, exhale ses odeurs.
Chappe de plomb écrasant sa pitoyable histoire,
Sa vie, ce semblant, n'est plus qu'un vaste dépotoir.
Sourdent, sans absoudre, ses mornes langueurs,
Rien ne survit, pas même la faible chaleur d'un... coeur.
PHIL LE 10.02.2010
Copyright tous droits réservés à Ph LEGOUPIL
www.amisdela poesie.fr ouvert à tous
|