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Envie de partir et de lâcher tout.
Désirer aller là-bas, tout au bout.
Oh combien de fois y ai-je pensé.
Me le suis-je au moins avoué ?
Laisses-moi te suivre, reine des saisons.
Je ne peux contempler ton oraison.
Avec mon plan, je crois que c’est gagné.
Enfin, je vais pouvoir t’accompagner.
J’attrape une de ces feuilles colorées.
Celles-là que tu sais bien faire danser.
Emporté dans cette valse exaltante,
J’attrape cette digité odorante.
Je pars vers ces pays, vers l’horizon.
Mon être est envahi par des frissons.
L’automne me berce enfin sans aucun bruit.
Oui, je sens la caresse de l’infini.
Adieu, villes pleines de béton et de fer.
Je vais maintenant rejoindre ma mère.
Nature, tu es vraiment sans artifices.
Tu donnes aux hommes l’envie d’avoir un fils.
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