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A une heure près
Le néant, la perfection du vide
Sous mon histoire démantelée
A une heure près
Le blanc, l’aspiration hybride
Un point dans la pureté.
A une heure près
Sans temps, imperceptible
Ecoulement effiloché
A une heure près
De nos secondes désaccordées
Embrasser l’inconsistance
J’ai vu mes paumes avalées
Dans la transparence
J’ai vu mes doigts effacer
La signature du silence
A une heure près
Un banc, la sensation timide
D’un départ au bord d’un quai
A une heure près
De notre horloge arrêtée
Etreindre la clairvoyance
J’ai vu …
Fë
***
Quand le temps devient bègue
Quand le temps devient bègue
Bute
Balbutie et s’arrête,
Les minutes phrasées
Rebondissent sur les pavés
Trouvent les fissures de la pierre
Et prennent leurs secondes éternelles
Dans les souvenirs figés.
Quand le temps devient bègue
Bloqué
Sur une horloge déserte
On ne sait comment supporter
Le prochain pas de l’aiguille.
On reste assis
On attend là
Sur la place grise
Que le manège tourne
Que les vélos traversent
Que la boulangerie ferme
Qu’un passant demande du feu
Sans se soucier de l’impatience
Qu’on a au fond des yeux.
Quand le temps devient bègue
C’est qu’une époque meurt
Et qu’elle voudrait parler
Encore quelques heures
Des instants effilochés
Mais elle finit par se taire
Et se donner à l’oubli
Des fissures sur les pavés
Retourner à la pierre
Et laisser le temps couler.
Fë
Pas de lien.
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