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Ne pleurez pas comme une malheureuse,
Ne tremblez pas, donnez-moi votre main,
Souriez-moi sans penser à demain ;
Ma douce enfant, je vous sens amoureuse !
Votre mari vous rend-il si peureuse ?
C'est un barbon qui n'a plus rien d'humain
Et vous allez chacun votre chemin
Des deux côtés d'un fossé qui se creuse.
On dit qu'il est un excellent chasseur
Tandis que moi, je ne suis qu'un pécheur
Qui loin de vous trouve les nuits bien mornes.
Puisqu'il préfère aller courir le cerf
Et qu'il voudrait pour vous un esprit serf,
Soyez ma biche et laissons-lui les cornes...
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