|
Je viendrai te coucher sur mille une herbes folles
Chevelure enivrante au toucher, satinée
Qui se perd en silence, ô toison dulcinée,
Dans les limbes floraux de mes pendules molles.
Chevelure encensant le palais des esthètes,
Tu es voluptueuse, ô beauté aliénante,
Tu troubles mon esprit ; ta teinte fascinante
Attire mes égards et lie mes épithètes.
Saurais-tu épouser, ô douce chevelure,
Le poète éprouvé à mirer ton allure ?
Laisse-moi m’égarer dans ce flot, cet éden,
Laisse-moi occulter l'effluve d'un pollen,
Fais-moi toi si tu veux ; c’est l’amour qui me porte,
Si tu ne veux de moi : que ma fièvre m’emporte.
J.H.
|