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Ce soir.

le dimanche 23 mai 2010, à 08:20. Posté par Jocab


20-12-2008

Ce soir, je laisserai mes regrets humilier
Un restant d’arrogance et l’abandon plier
Cet orgueil insensé qui tait la certitude
Que ce monde sans toi, abonde en solitude.

J’avouerai mes secrets, prosaïques et vains,
D’avoir voulu choisir des chemins incertains,
Par besoin d'entraver menace de tristesse
Qui mon âme avilit d’intense petitesse.

J’égorgerai mon cœur par quelque vanité
Et je l’immolerai en toute inanité
Sur l’autel des soupirs que l’absence déchaîne,
Puis l’abandonnerai pour que l’oubli l’entraîne.

Je graverai ton nom dans l’espace béant,
Refusant sédition m’arrachant au néant,
Puis au deuil de l’amour j’offrirai une larme,
Me résignant sans gloire au remords qui désarme.

Ce soir, je pense à toi, enchaîné au passé
Saignant le souvenir au dédain terrassé,
Chétif comme l’enfant, égaré dans la foule,
Angoissé du pardon que ta rancœur refoule.

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commentaires ( 13 ) (Ajouter un commentaire)
alto le dimanche 23 mai 2010, à 09:12
----"fierté-et" ,"toi-abonde","séditi-on"?,
"et-au","offrirai-une"...(à relire...)
http://www.mespoemes.net/alto

voicileure le dimanche 23 mai 2010, à 09:43
Douleur au plus profond, quand l'autre se dérobe...;
Joli texte plein d'émotions.
3ème ligne "insensée"... à la césure...
Bien cordialement,

jocab le dimanche 23 mai 2010, à 09:57
Voicileure, celle de te connaître est fort plaisante ! Je te remercie de tes commentaires. Effectivement, il y a quelques erreurs dans ce poème, que j’ai récupéré de mon passé, mais surement pas au troisième vers : le e muet de ‘insensée’ fait élision avec la voyelle du mot ‘admettant’.

...."L'élision de l'e muet est obligatoire dans le corps du vers si le "e" final est précédé d'une voyelle accentuée, simple ou composée, comme dans les mots terminés par les syllabes: aie,ée, eue, ie, oie, oue, ouie, ue, uie, aye. (pagaie, vie, joie, risée, queue, vue, paye, etc)
Rome entière noyée au sang de ses enfants. CORN.
Hector tomba sous lui, Troie expira sous vous. RAC.

Si ces mots ne sont pas élidés, ils ne peuvent figurer qu'à la fin du vers." …

http://www.mespoemes.net/jocab

jocab le dimanche 23 mai 2010, à 10:08
Alto, quelques hiatus surement trop rudes, je te l'accorde. J'y remédierai.
"Hé! Mr. Corneille! "entière", diérèse ou synérèse?" (voir com. dans "Du pas à la folie"). Amitiés (en 3 syllabes). José
http://www.mespoemes.net/jocab

voicileure le dimanche 23 mai 2010, à 11:44
Hop pardon ! Moi yen a parlé trop vite pas bien regardé !! Moi yen a pas raison !

666eldiablo le dimanche 23 mai 2010, à 13:30
----
http://www.mespoemes.net/666eldiablo

Mon dieur que vous vous compliquez la vie...Pourquoi ne pas lire juste pour le plaisir de découvrir une autre manière d'écrire,sans chercher à corriger ceci ou cela??? Je trouve ce poème extrêmement émouvant, et j'aurai juste envie de dire que si l'on doit savoir d'où l'in vient pour savoir où l'on va, vivre avec son passé est parfois bien pesant...Mon conseil: Jeter tous ces mauvais souvenirs dans un grand sac, bien le lester et le nouer puis le balancer dans l'oubli...respirer un grand coup et reprendre vie...Plus facile à dire qu'à faire mais pas irréalisable....Très amicalement...Courage.

666eldiablo le dimanche 23 mai 2010, à 13:31
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http://www.mespoemes.net/666eldiablo

Oups! Quelques imperfections orthographiques se sont glissées dans mon précédent commentaire, veuillez m'en excuser...Merci

jocab le dimanche 23 mai 2010, à 14:36
Merci, Diablo pour ces conseils avisés. Je les ai suivis depuis longtemps. Je les ai enfermés précieusement dans un grand sac qu'on appelle mémoire, les ai lestés de mon coeur et vais y puiser la quintessence de mes vers, de temps à autre.
Quand au style volontairement épuré de ma versification, c’est juste un défi que je me lance pour rendre hommage à tant de poètes qui ont consacré leur existence à donner à la Poésie française ses lettres de noblesse.
Mais rassure-toi, j’apprécie tout autant un poème qui ne respecte que les règles de l’émotion et je n’oublie pas, dans les grands poètes français, Prévert, Eluard, Ancet, Canut, Mme Francine Caron, Chambelland, tant d’autres et Mr. Gilles Sorgel, que je vous conseille (http://www.sorgel.com/)

Loïc le lundi 24 mai 2010, à 03:07
Effectivement, tu poursuis ton voyage dans l'antre de la culpabilité, et même si c'est plus facile à dire qu'à faire, je donne raison à 666eldiablo. Mais pas pour ce qui est de lire sans critiquer, bien entendu. Comme souvent, les affres de celui qui donne dans la poésie classique sont méconnues et mal comprises de ceux qui n'en font pas, ainsi que l'utilité des conseils prodigués.
D'ailleurs, hardi petit : ton avant-dernier vers fait 13 pieds (un "e" n'est pas prononcé quelque part).
Et sinon euh... loin de moi l'idée de ternir la puissance poétique de "sodomiser", mais avec un verbe de 3 syllabes tu pourrais même mettre "la" devant "menace". Ça ne serait pas... le pied ?
Et as-tu fait exprès d'utiliser "tristesse" 2 fois en 2 quatrains ?
Amitiés

Loïc le lundi 24 mai 2010, à 03:13
Je me suis mal exprimé en ce qui concerne l'avant-dernier vers, mais il fait bien 13 pieds et on se comprendra sûrement.

jocab le lundi 24 mai 2010, à 08:55
‘’Un mot placé à la rime ne peut réapparaitre dans le corps du poème qu’après 10 à 12 vers. Observateur Loïc, ça m’avait échappé. J’ai corrigé l’autre mot qui t’avait horripilé, pour les raisons largement connues, bien que je l’ai laissé dans mes originaux. J’ai aussi corrigé d’autres erreurs, car, en ce temps là, je n’étais pas encore aussi rigoureux avec les règles de la versification. Certains hiatus sont restés (coucou, Alto !), j’y repenserai à l’occasion. J’ai mis la date sur ce poème et le ferai aussi pour les autres, car mes lecteurs ont tendance à penser que je croule sous la tristesse, encore aujourd’hui. Ce poème fut le premier de toute la série des "regrets et remords". C’est lui qui m’a donné l’idée d’exploiter ce filon à l’excès ; un poème se devant d’être un tout en lui-même, les similitudes ne seraient pas trop lassantes, bien que laissant l’impression du déjà lu. J’en ferai surement autant avec d’autres sentiments.
Concernant les commentaires, qui pourraient me blesser d’après tes craintes, je te rassure. Je prends toutes les critiques comme bienvenues et positives quand elles sont justifiées et je les ignore autrement. Je ne suis pas aussi prétentieux de mes œuvres que le style laisserait croire, je ne les tiens pas pour des chefs-d’œuvre. Ce style est mon choix, mais je considère poète aussi celui qui librement et sans entraves, parvient à me faire ressentir ses propres émotions ou éveiller les miennes. Donc même leurs critiques peuvent avoir raison d’être. On ne juge pas un poème par ses règles, mais si par sa construction et sa teneur. Plus que la composition des vers, le rythme, avant tout, doit être soigné. Ma prochaine leçon sera sur l’harmonie ; ).
Allez, profitez de ce férié pour vous ressourcer de soleil et laissez votre plume vous titiller de temps à autre. Au plaisir de vous lire.

http://www.mespoemes.net/jocab

Loïc le lundi 24 mai 2010, à 17:24
"’Un mot placé à la rime ne peut réapparaitre dans le corps du poème qu’après 10 à 12 vers".
Oulà, cette fois c'est trop fin pour moi. J'ai simplement remarqué que les occurences de "tristesse" étaient très rapprochées.
Pour ce qui est du "mot", je n'étais pas horripilé, mais "sur le cul"! de le trouver dans un poème classique.
Amitiés

Casiope18 le mardi 12 octobre 2010, à 17:41
Que l'absence est dure à supporter.
Le temps atténue mais n'efface rien.
Très émouvant poème.

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