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16-05-2010
Sais-tu que chaque jour, pour remonter du fond
De ce gouffre insondable où plongeait ma tristesse
J’emprisonne mon cœur dans un calme profond
Qui hurle ma révolte aux débris de tendresse ?
Déchirant les desseins des pages de l’esprit
J’ai gommé l’émotion des souvenirs tenaces
Quand après notre adieu le passé me surprit
A borner l’avenir d’ébauches trop fugaces.
Pour libérer l’envol d’un autre lendemain,
J’ai tracé des chemins, indifférent au blâme,
Où mon esprit se perd dans un songe inhumain,
Laissant se grumeler les valeurs de mon âme.
Je ne sais où l’humeur entraîne mes désirs,
Où nouveau jour se lève à l’éveil de l’aurore,
D’où demain surgira, innocent des plaisirs
Que le corps entreprend et la raison implore.
Folâtrant insoucieux sans éclats de regret
Dans les souhaits de cœurs assumant l’imprudence
De vouloir ignorer un futur trop discret,
J’ai forcé ma folie à narguer l’évidence.
Sûrement d’une erreur mon cœur émergera,
Calcinant cette flamme embrasant ma tristesse
Ainsi viendra l’instant qui te submergera
Et laissera l’oubli consumer ma détresse.
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