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Poètes, aujourd'hui je décide blasphème et choisis prose pour vous conter, à vous qui écrivez vos vers en abusant de mes rimes, l'impudence que je fis de poésie en l'assimilant, trop souvent, à des amours abandonnées à l'incertitude de mes sentiments, à des doutes indécis qui ne savaient exprimer que leur ambiguïté, à des rêves cauchemardesques d'une incroyable beauté, à des espoirs résignés à n'être que ça, désespoir, à des femmes qui n'étaient encore qu'enfants, indécises et mystérieuses, voulant amour et ne pas aimer, à des amitiés sincères de leur profit, à vous, à moi, à tout, à rien!...
Serais-je en train de me plaindre de me droguer à la poésie?...
 
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