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Le départ de son marin
Sur le quai d’un grand port, une journée froide d’hiver,
Marie-Ange regarde la mer, qui s’agite d’un air désespérée,
Et voit le bateau s’éloigner, sans pouvoir l’arrêter,
Les vagues participent, complices de son chagrin.
Elle a peur de ce vent furieux qui souffle et la fait frissonner,
Suppliant le ciel pour qu’il s’arrête de souffler,
Car elle craint que le bateau, puisse chavirer,
Son marin et les restant risqueraient de se noyer.
Pourquoi as-tu choisis, un si dangereux métier ?
Demande Marie-Ange anxieuse à son fiancée,
C’est vraiment honorable, d’être un bon marin,
Mais la mer est si rebelle qu’il faut s’en méfier,
Par le prix de sa beauté elle a tendance a oublier,
Que parfois les marins qui partent ne reviennent jamais,
Elle les garde dans son ventre comme de précieux objets.
Voici le temps venu, le bateau va s’éloigner,
Laissant la demoiselle triste et désemparée,
Ses yeux remplis des larmes, ne voient plus rien,
Son coeur bat à grande allure, difficile à contrôler,
Quelle grande tristesse, de voir que peu à peu disparaît.
Elle repartira pour la ville, rejoindre ses copains,
Qu’ils se sont aperçus que ses yeux sont irrités,
Pourquoi pleures-tu ? ils l’ont tous questionnés,
Elle n’avait rien répondue sa gorge était trop nouée.
Au lieu de s’arrêter ou bien de se calmer,
Sans pouvoir l’éviter se mise à sangloter,
Ne pouvant s’empêcher de penser a son marin,
Deux mois d’attente c’est très dur à supporter,
Elle, si follement amoureuse de son courageux marin.
Paquita
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