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Une rose, en mon jardin d'automne,
S'est offerte à ma nuit monotone,
A mon âme, elle a voulu s'ouvrir.
J'avais peur, si peur de la flétrir...
J'ai péché. Que le ciel me pardonne !
Je l'adore autant qu'une Madone
Et depuis ma raison m'abandonne.
J'ignorais qu'on puisse autant chérir
Une rose.
Elle est douce et sa bonté festonne
Mon hiver, chaque jour je m'étonne
Qu'un tel heur ait pu s'épanouir ;
Pour ne pas le voir s'évanouir,
Le matin, au réveil, je lui donne
Une rose.
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Rondeau
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