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Au jour J moins deux mois,des quatre vingt quatre ans,
Je redémarre à Ré...,c'est la vieille habitude..
Sans être fier à bras,jouer les artabans,
En essaims d'Iliens,bronzer ma "vieillitude"...
Après un réveil clair,annonçant les chaleurs,
Pour prendre son essor, l'été naissant renâcle.
La brise encor frisquette excite les râleurs
Contre un calendrier qui rate le miracle .
Au coucher du soleil,les frênes des remblais
Denses,luxuriants,dansent la révérence
Plus ample et bien plus bas qu'aux marches des palais;
Celle des robiniers,blanche,a ma préférence .
La nuit,aux jours si longs,contrariante,accourt,
Le soleil est,trot tôt,happé par les nuages,
Le crépuscule du solstice est coupé court...
Sitôt noire,au couchant,la nuit couvre mes pages.
Que penser,à minuit ?qu'écrire à mon cahier ?
Sous l'abat-jour doré de ma lampe muette...
Je vais aller encor jouer à l'écailler,
Laisser ici le vent fraîchir à ma Croisette.
Trouble-fête incongru,précoce, le brouillard,
Ce matin a muré l'aire de la Truyère.
Même au lynx en balade,il troublait le regard !
A Collonges la Rouge,est vive la lumière !
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