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A sauts de puce,à pas de loup,le temps m'échappe.
Au jour le jour,Ã dent pointue,Ã bras le corps...
Insatiable,exigeant;je divise l'étape,
Je glisse, de l'étroit...,vers l'immense,dehors !
Je m'arrête cent fois,sur les sentiers de "douane"
Je m'adonne à l'indu:cueillir des mousserons...
Mon sceptre à l'aide,est lourd,à flâner,je ahane
Et je reviens bredouille!Omelette?aux lardons !
L'"Emmanuel-bateau"(+) vogue sur la Truyère,
Le touriste y découvre aux gorges,le Viaduc,
Luxuriants foulards,feuillus, de la rivière,
D'énormes sapins noirs opinent sur le suc !
Je passe près de bleds,hameaux de la cambrousse,
Presqu'en procession,y ronflent des tracteurs
Ensilant à tout va,le ray-grass,la jarousse...
La terre rend son dû,à ses cultivateurs !
J'ai rencontré deux chats,civilisés,sauvages ?
En quête de lézard,souris ou campagnol...
Ils suivaient sagement,la planche des fourrages:
Leur sentier familier,nomades sans licol...
De quelques toits cachés dans la pinède haute,
J'ignore l'existence et le nom du lieudit...
LÃ ,certain dilettante ..emplit ras une hotte...
Et,pour remercier,...il installa son lit !
(+)Nom du bateau-promenade.
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