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Le renard et les raisins
J'avais alors vingt ans, plus ou moins quelques prunes
un corps poussé trop vite et un coeur d'artichaut
j'avais bien essayé d'attraper quelques lunes
mais j'étais chaque fois, disons, tombé de haut !
Alors tu apparus, maintenant quand j'y pense
je sais que je fus pris dés le premier instant
mais je n'étais pas prêt pour attraper ma chance
je courais en tous sens en parfait débutant.
Vinrent deux ans perdus en vaines aventures
me brûlant aux flambeaux de mon illusion :
les grappes de raisin n'étaient pas assez mûres,
le renard indécis mourait d'inanition.
Et arriva enfin le temps des certitudes
le jour émerveillé d'un printemps radieux
où je vis se dissoudre mes inquiétudes,
comme un nuage gris dans le ciel de tes yeux.
Dago
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