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Heureux ! comme Milord,dans sa vaste bergère,
Fier d'inventorier du mobilier royal...
Je gobe une journée à l'offre printanière
Des monts de Margeride,aux volcans du Cantal !
Mon salon est immense ! et je ne peux le taire !
Sans rival,sans jaloux, j'en suis maître et laquais,
Amoureux !de son charme et nu-propriétaire!
Sous le ciel,bleu profond,ma montagne,un palais !
Mon séant,calé bas,sur ma chaise de toile
Impose,à mon regard,la quête au ras du sol.
Inconnu,minuscule,un monde se dévoile:
Animalcules,végétaux,prêts à l'envol...
La flouve et la fétuque,et le pissenlit chauve !...
Opinent doctement,au zéphyrs patelins,
Parmi les pelotons ouatés de trèfle mauve.
Dardent,de-ci,de-là, des chardons vipérins ...
La parcelle est ambrée,en marbre de Carrare,
Marguerites,épis,gaillets, en lisérés,
Au souffle,elle frémit,un rayon vif la pare,
Sous le nez du soleil,sourit en plis dorés .
La pénéplaine,au loin,est en deuil,robe noire...
Marcillac(+),au sommet,un écrin de rubis..
Des champs de "tournesol"(++) et la cime de moire.
Prémices de l'été, déjà...? Le Paradis !...
(+)lieudit,une aura de cèpes...
(++)JAUNES d'OR !(renoncules ou pissenlits
pas encore"chauves"...)
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