|
M'en voudras-tu de regarder ton ombre?
Cette ombre que , jadis, caressaient mes mains.
Quand nos plaisirs bleus se fichaient du demain.
Je n'entends plus tes rires, seul, je suis sombre.
Ton absence me pèse, océan de vide, le rien.
J'accroche tes baisers aux ailes du souvenir.
Par ces jours de grand vent et de forte insomnie;
Sous l'enclume du ciel, qui s'habille tout en gris.
Réalité soudaine d'un futur qui se prive d'avenir;
Nuages sans couleur incendiant de leur mélancolie.
M'en voudras-tu de m'accrocher aux illusions perdues?
Jouisseur de mes rêves, où plane ton empreinte;
Parfums brùlants de toi que mon âme suinte.
Périclite ainsi ma vie, que tu ne visites plus.
Toutes tes effluves de douceur à jamais éteintes.
M'en voudras-tu si ma bouche continue de t'appeler?
Du matin au réveil, jusqu'au déclin de mon heure.
Je crirai ton nom aux souffles de vents moqueurs.
De mes yeux couleront des fleuves, gros de sensibilité;
Pour avoir tant aimé, sans jamais apprivoiser ton coeur.
Patrick 
|