|
L’on se vêt de gaieté, de jeux et d’artifices
En bonheurs que l’on force à portée de souffrance
L’on fait goûter musiques, chants et rires qu’on tisse
A ces gens qui se voient pâles, sans consistance
L’on se pare des rêves et folies de l’artiste
Pour endosser les rôles échappés de l’enfance
L’on esquisse les pas harmonieux d’une danse
Pour que ceux qui hésitent se lancent sur la piste
L’on se vit en habits et décorums factices
Pour protéger nos ans du destin des jocrisses
L’on se veut orchestrant en trompettes et cymbales
La gamme de nos sens, le cours de joies primales
L’on agite nos êtres, nos âmes qui frissonnent
Nos désirs de l’esprit et cœur qui déraisonnent
Et quand l’on se dévoile, sublimes, à l’improviste
Toujours l’on vient nous dire qu’un clown doit être triste
Fanch
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=arthur
|