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Orage sur l’île.
L’orage au vent violent ébouriffe la grève
Foule le sable fin et déchire mon rêve,
Les sommets obscurcis noircissent les rivages
Rehaussent les parfums des collines sauvages.
Le soir, de sa lumière, argente les olives,
Les fleurs dont les couleurs se font encor ’plus vives,
Et plane le regret des bras et des pieds nus
Des tapis résineux, ombrés de pins chenus.
La calanque cuivrée aux teintes de palette
Enroule son écharpe et sa mauve voilette.
La vague et son reflux étale sa faiblesse
Abandonne la plage en ultime caresse.
Le soir a recouvert d’un repli de sa mante
Le voilier assoupi en lagune indolente,
Il attend patiemment que cesse le fracas
Un lambeau de ciel bleu piqué à son grand mat.
Un migrateur salut un bedonnant nuage,
Décolle d’un rocher pour un très long voyage,
Son aile déployée lacère un pan des cieux
Perd un duvet d’azur qui n’appartient qu’aux dieux.
L’orage au vent violent ébouriffe la grève
Foule le sable fin et déchire mon rêve,
Les sommets obscurcis noircissent les rivages
Rehaussent les parfums des collines sauvages.
Anita
juin 2010
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