|

Toute terre aimée…
Au soir s’évanouie la brume abyssale
Éprise au vertige d'une seule pensée
Tout se libère et se mendie de tant d'amour…
L’impression s’éternise …immobile, comme figée
Instant aux cent couleurs, présent aux cent saveurs
Dans mon infante il réside, une fleur passagère
Impalpable, résistante à ce nous raisonnable
Alors les larmes s'écoulent, les eaux s’arrachent
vivifiant les chaires mortes de l'humanité, de mon humanité
Où Tout s'agite, se révolte, se conjugue de tant d’abandons
De ce fragile frisson qui m’envahit à ta rencontre
Reste l’Instant inviolé, demeure un présent fécondé
Que seuls Les vents égrainent, au gré du chemin..
Trouvères Insondables faisant de ce nous fusionné
Un premier matin où s’initient les essences nuptiales
Délaissant à la nuit les odeurs glacées du tombeau
Et faire de l’aube… un égarement, une rébellion
Dans les noirceurs des entrelacs qui se dressent
Tels des menhirs fiers infranchissables, insolents
J’entrevoie en ton regard des couleurs solaires
Me transportant dans le chant des azurés
Tout s’envole en toi, telle une danseuse insoumise
Tapant sur le sol la cadence infernale de l’existence
La poussière ocre sang se mêlant à ta sueur enfiévrée
Alors que tout se repose dans mes eaux profondes
D’un lac endormi par le temps, aux frémissements fébriles
Enlacée par des visions nostalgiques sur cette peau écorchée
Epuisée J’effleure du bout de mon vertige son humide corpus
Donnant à ma vie toute fusion d’être UN…sentier et horizon
Le tourbillon refait place, et s’invite parmi les ruines
Ancrage de la libre révolte, au majestueux envoutement….
Dans le feutrée d’une chapelle s’évanouie la lagune vespérale
Soumise au vertige d’une seule étreinte
Toute terre se mendie de tant d’amour……
……
À France…
Joart
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=jopoesie
|