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Je vous ai lu, Monsieur, en chacun de vos mots,
Au printemps d’un désir, au jeu de vos lumières,
Avec le poids du doute ou l’âme d’un marmot,
Oui, je vous ai appris au vent de vos bannières.
Et j’ai suivi vos pas au long de vos rivages,
Dans ces pays curieux dont je ne savais rien
Que vous m’offrez un peu, au gré de ces visages,
Instantané volé d’un sourire aérien.
J’ai frémi de l’aurore imprimée dans vos yeux
Quand perle la rosée, encre de votre plume,
Porteuse des secrets de ces matins heureux
Où vous alliez chercher un appel dans la brume.
Puis, laissant libre cours à l’imagination,
J’ai dessiné un rêve aux couleurs de vos lignes
Et quelques souvenirs comme destination
Pour cueillir l’aventure en troublantes consignes.
Je vous ai vu, Monsieur, par le miroir d’un livre
Partageant votre fièvre au voile d’un passé
Dont vous portez la trace, émotion qui s’enivre
Des parfums d’un regard à l’intime enlacé.
29 Juin 2010
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