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Spleen....

le mercredi 30 juin 2010, à 15:52. Posté par fanch


    Qu'importe les regrets, les murs blancs de l'absence
    Pour une âme éthérée qui meurt désenchantée ?






    Etre désenchanté et pourtant décliner,
    En délice d'enfant savamment inventé
    Ou quelque faux malheur que jamais l'on ne tait,
    L'harmonie chahutée en qui l'on se complait.

    Vieillir de la lenteur de notre jeune attente
    Au prix d'un seul émoi que l'amour désenchante
    Quand il n'a de saveur que la perfide chance
    De griller dans l'instant un reste d'innocence.

    Vivre d'épuisement à rechercher le graal,
    Se savoir d'ordinaire, se dire Perceval
    Et se désenchanter sous couvert de sagesse
    En suivant son destin comme on va à confesse.

    Et vieillir à nouveau dans la fuite de l'âge
    Oublieux des cailloux semés aux paysages
    Dont l'on sait, à présent, qu'ils forgent à dessein
    Le désenchantement de se perdre en chemin.

    Qu'importe les regrets, les murs blancs de l'absence,
    Les vents tourbillonnants dans notre vide immense,
    En cette heure ou le corps et l'esprit se lézardent
    Et qu'un regard lointain appelle la camarde,

    Etre désenchanté, mourir, quelle nuance…?

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Michel (Signes de Vie) le jeudi 01 juillet 2010, à 09:39
"Mourir, la belle affaire !
Mais vieillir ! ... Ah ! vieillir !"

Brel

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