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Qu'importe les regrets, les murs blancs de l'absence
Pour une âme éthérée qui meurt désenchantée ?
Etre désenchanté et pourtant décliner,
En délice d'enfant savamment inventé
Ou quelque faux malheur que jamais l'on ne tait,
L'harmonie chahutée en qui l'on se complait.
Vieillir de la lenteur de notre jeune attente
Au prix d'un seul émoi que l'amour désenchante
Quand il n'a de saveur que la perfide chance
De griller dans l'instant un reste d'innocence.
Vivre d'épuisement à rechercher le graal,
Se savoir d'ordinaire, se dire Perceval
Et se désenchanter sous couvert de sagesse
En suivant son destin comme on va à confesse.
Et vieillir à nouveau dans la fuite de l'âge
Oublieux des cailloux semés aux paysages
Dont l'on sait, à présent, qu'ils forgent à dessein
Le désenchantement de se perdre en chemin.
Qu'importe les regrets, les murs blancs de l'absence,
Les vents tourbillonnants dans notre vide immense,
En cette heure ou le corps et l'esprit se lézardent
Et qu'un regard lointain appelle la camarde,
Etre désenchanté, mourir, quelle nuance…?
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