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Il règne autour de nous
Je ne sais quoi de gris
Comme un brouillard d’Utrillo
La neige d’un Goya
De ces bribes qui gênent
Le regard et l’esprit
On danse On se déhanche On meurt
Dans le même roulis Sur le même tempo
Défigurés d’orgueil et bouffis de remords
Tant et si bien que le corps
A mesure devient la ronde qu’il dansait
Vous savez bien ces flocons d’enfance
Qui mettent toute une vie pour tapisser nos pensées
Le flocon d’être beau
Le flocon d’être aimé
Dans l’air ils sont vivants
Tout frémissants d’envie
Sur le sol on les oublie
Et l’on n’aura vécu
Du tout premier baiser à la dernière des larmes
Que pour voir disparaître
Des petits bouts de gris
Dans un grand lit de blanc
Pendant ce temps les éclipses
Ont des prénoms de femmes
29 juin 2010
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