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Le soleil s'est couché au delà de la mer,
Un obus est tombé en déchirant la terre,
Un enfant s'est terré, dénudé comme un ver,
Barbouillé de poussière et du sang de sa Mère.
Des sillages de mort zèbrent le ciel en feu,
Quand revient le silence on tremble de plus belle,
On trouve encor la force en implorant les Dieux
Que cessent la fureur et sa danse mortelle.
Pour ces lopins de terre à l'ombre d'une croix,
L'ancestrale rancoeur transmise en héritage
Fait se briser les coeurs, fait se perdre les voix
Et s'écouler le sang des yeux de quelque sage.
Que sera l'avenir, en ce monde insensé?
Combien de morts encor pour ces Dieux improbables?
Quand? se rencontreront des hommes apaisés
Se partageant sans peur ces terres vénérables.
S cottin
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