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En ce 14 Juillet, le début de ce que furent mes 20 plus belles années de vie.
Un beau croiseur,rutillant son gris se préparait à quitter le Ponant, à destination de Madagascar.Les arbres d'hélices grondeaient dans la puissante machine, ainsi qu'un coursier fougueux ronge son frein et hennit d'impatience.
Lorsque le Pacha donna l'ordre de larguer les amarres, mon jeune coeur de dix sept ans battait si fort que je n'entendais pas le grincement de la lourde chaîne de l'ancre.
Pour la première fois un sol mobile fuyait sous mes pieds.Ma pensée déjà ne songeait plus aux ètres chers laissés en Artois.Je scrutais l'horizon immense qui me réserverait tant d'imprévus.Je découvrais ma petitesse face à l'océan sans limite, capable de briser le plus gros des navires comme une coquille de noix.
Les liaisons se font vite à bord dans cette existence précaire.Nous étions destinés à vivre deux années sur le batiment;Presque deux cents compagnons de " captivité souhaitée ".
Nous allions au même endroit!
Toujours en face les uns des autres!
Mangeant à la même table, la même chose!
Dormant sous le même abri!
Menacés des mêmes dangers et poursuivant le même but!.
Le ciel était serein, l'Atlantique aussi!
Ainsi s'engagea ma vie d'homme sur cette surface unie, vert bleue, transparente et belle à contempler.J'appris à partir de ce jour là que les mers et océans refusent rarement les émotions à ceux qui les recherchent.
J'étais prêt à tout oser et n' être surpris de rien dans toutes mes luttes futures de la vie.
Je me sentais fier en regardant le pavillon aux trois couleurs.
Patrick
Vive la France! Et bonne fête Nationale à tous et toutes 
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