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Dernier marché champêtre en place de l'église!
A la salle des fêtes,un dernier aligot...!
Un vent doux vient du sud,en typhon se déguise
Et chasse vers l'abri,vacancier, parigot...
Vingt heures !L'intérieur me rendrait nostalgique.
Je prends, vers la Croisette (°°) un bol d'air au poumon :
Promenade,à pas lents,solitaire,idyllique,
Sans défi,sans danger, ma canne en artimon !
Très jeunes,élancés,des érables, des frênes,
En salutations,se prosternent au nord.
Pendant la révérence,ils froissent leurs akènes.
Un répit les redresse, un coup de fouet les tord !
Dans leur chevelu vert,s'entremêlent des pennes
Et des palmes à dents,que la rafale mord,
Selon la violence et le choc des haleines.
Un vieux chêne,impassible, ébranché,trône en Lord !
Des arbres,aux troncs blancs,les plumets en écailles,
Bouillonnent aux à coups,très sveltes et plus hauts.
Ils laissent s'arracher quelques frêles médailles
A leur luxuriance,à fin août , les bouleaux !
L'autan,fou furieux,s'éclate en altitudes.
La ronce ,à ras de terre,affûte ses piquants,
L'herbe,rasée au sol, se rit des turpitudes,
Car la pluie ! abattra ! tous les vents provocants !
(°)....abat grand vent !
(°°)...mon "boudoir...champêtre"...
(18-08-2004- C-71- P-6-)
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