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Souvent je me demande, en regardant la lune,
Si c'est un cimetière où reposent nos morts,
A moins que ce ne soit Jupiter ou Neptune
Qui leur offre l'asile à l'abri de ses ports.
Moi, quand je partirai, sans haine et sans rancune,
J'aimerais bien n'avoir ni regrets, ni remords,
Et retrouver là-bas mes amis d'infortune ;
Mais serons-nous payés d'avoir fait tant d'efforts ?
Toutes ces questions qui restent sans réponse
M'empêchent de dormir, c'est pourquoi je renonce
A les élucider, n'étant point si savant.
Doit-on vraiment percer le secret de ces choses ?
Faut-il une raison pour admirer les roses
Puisqu'un moulin qui tourne ignore où va le vent.
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