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Insatisfaction
Aux chaleurs de juillet les fraîcheurs de septembre
semblent un paradis ardemment désiré
A celui qui frissonne aux glaces de décembre
l'été brûlant paraît un mirage doré.
Quand on est tout gamin on maudit sa jeunesse,
on a peur de passer pour un jeune abruti
et quand l'âge est venu on pleure sa vieillesse
déplorant sa faiblesse et son corps décati.
Quand on travaille trop on attend les vacances
mais quand on est chômeur on rêve de boulot
quand on est au Brésil on languit de la France
comme le parisien le fait de Sao Paulo !
Pourquoi toujours chercher midi à quatorze heures ?
pourquoi vouloir toujours avoir ce qu'on n'a pas ?
quand on a la tartine on veut l'argent du beurre
quand on a des cerises on veut des ananas !
Pourquoi ce désarroi, pourquoi cet illogisme,
cet éternel besoin que l'on a d'être ailleurs ?
un peu plus de raison, un peu de réalisme
et, qui sait, nous pourrions connaître le bonheur !
Alors reprenons nous, sentons l'odeur des roses
écoutons le ruisseau, les oiseaux et leurs chants
ouvrons grandes nos mains et sachons voir les choses
avec les yeux du coeur comme font les enfants.
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