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Les marches respirent le soir
Longues traînées de bas en haut
Elles ornent les escaliers noirs .
C’est en marchant qu’il fait beau .
Je vous aime mes ombres et lumières
Dans le creux du port , jolies matières .
L’usine rouge sur le ROSMEUR
Et les sardines dînent à l’heure .
C’est dans le fond de DOUARNENEZ
Bateaux perdus ,ivres , tous coulés .
Marins perdus d’eaux de vie ,
Les ombres sautent sur la lie.
Je respire tous les jours vos bonheurs
Cet air iodé , plein de déliés .
Je crache sur les toits et mes malheurs
Je pleure de joie , je vois des bananiers !
Je suis tremens et en délire
C’est le sang de ces menhirs
Qui suinte de peur et d’occident
Et mange les larmes d’orient .
Pas une goutte de pluie :
Il ne pleut que sur la mer !
Quand le vent devient sévère
J’aime ce goût salé sur la vie !
Je garde mes yeux d’enfants
Pour des rêves innocents .
Sur les vagues vertes et dorées ,
Les barques tintent , ensoleillées.
Je m’en vais sur la plage des dames
Regarder , tel un noceur , les flammes .
Les maillots rigolent de plaisir
Dans le clapotis de leurs désirs .
Parlez moi de rien et c’est tout .
Le soleil brille sur les fous .
Je ris du monde parfois
Merci , pardonnez moi !
Dans le matin et le soir ,
J’aime vous dire au revoir .
Spectres de chairs et de lumières ,
Mes douces ombres solaires …
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