|
Carré sous mon tilleul,faveur de la nature,
J'ai lanterné, la nuit, autour de mon enclos,
Revu mentalement,des gîtes, la stature,
Dans la douceur d'été, le jour à peine clos .
Rien ne rompt mon circuit: nul vivant ne murmure.
Tout dort: la vieille poste et la maison Roudil,
Chez mes proches voisins;au musée, à la cure,
Au bâtiment Tuzet, l'église , ainsi...soit-il...
Quelqu'un,partout ,respire au cours de la journée !
Au total autochtone :au moins dix habitants...
Un préposé-facteur passe pour sa tournée:
La mairie et la ferme ont reçu des vivants !
Sédentaires...,routards,et loin de leur jeunesse,
Cinq anciens du bourg peuplent...quatre maisons
L'église est sans curé, pas sans cloches ,sans messe.
Deux viviers sont d'espoir:des aires de pinsons .
La maison Touzery, presque à l'an est plus vide
Qu'une ruche essaimée où pille le bourdon..
Au passage à niveau, la vie aussi réside
Mauriçou,depuis peu,prend aussi, lui, le don !
Dix heures !Rien ne bruit !Et le calme perdure.
Aux rais des projecteurs, nul vivant n'est passé,
Pas plus pédestrement qu'en cycle, qu'en monture,
De jour,mon quartier vit! Mais de nuit :Trépassé ...
(°)La mairie est ...à la cure .La ferme,c'est le musée .
Dix heures du soir !
(5-09--2004- C-71- P-14-)
|