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Hier, ils étaient forts
Assis seul sur un banc,
Confiant sans trabans,
Vêtu d’un joli caban
Me protégeant du vent,
J’observais passer les gens,
En pensant à ce forban
Les rendant incohérents.
Pressés, ils avancent,
Le temps souvent les agace,
La nuée couvre leurs yeux,
Ils débutent à voir en dieu
La grâce, les protégeant
D’un sablier troublant,
Qui entrelace leur chemin
Avec le sillage du destin.
Hier, ils étaient très forts,
Ils marchaient sans effort,
Maintenant à chaque pas,
Ils prononcent inch Allah,
Ils sont toujours essoufflés,
Par le bruit ils sont affolés,
Ils veulent revivre le passé
Dans la confusion des pensées.
Dad Allaoua
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