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Et Dieu créa l'homme,
être intelligent de carbone,
sensé représenter l'évolution ultime
de l'animal, désormais devenu machine.
Absorbé par la course à la technologie,
il en a oublié l'essence même de la vie.
Tout n'est plus que pour lui
qu’égoïsme, cupidité et profit.
De l'esprit de groupe et de cohésion,
il ne reste guère que l'amour pour son rejeton.
Fini le temps de la lutte à l'unisson;
aujourd'hui il est individualiste pour de bon.
Du coup renaissent des sentiments,
enfouis jadis avec les tourments.
Intolérance, haine et violence présents
dans ce monde de plus en plus dément.
L'homme est un loup pour son frère,
avide de sang malgré les prières.
L'enfant,
né innocent,
n'en aura pas pour longtemps
avant de devenir comme ses parents.
Que restera t'il en fin de compte,
une fois que la guerre aura toute vie anéantie ?
Des ruines, du béton et de la fonte,
aucune trace de la grandeur de son esprit.
La vivante matière
retournera à la terre.
Le carbone redeviendra poussière,
simple engrais, monceau de chair.
Sommes nous que morceaux de viande,
nous et notre progéniture,
comme de la vulgaire nourriture
donnés aveuglement en pâture,
à un hypothétique futur ?
Que faut-il pour que l'humanité se transcende ?
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