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Ô rage, faiblesse ennemie,
fureur d’un instant,
fuit sur le champ mon esprit ;
repars avec le vent.
Tu n’es pas la bienvenue,
du moins pas encore,
tant que la force ne s’est pas tue
dans cet influençable corps.
A chaque fois,
tu fais du mal
autour de toi.
Je ne rendrai pas les armes
Sans m’être désespérément battu.
Loin de moi toutes ces larmes
qui suivent inlassablement ta venue.
Non, l’issue de la bataille
n’est pas déjà écrite.
Il faut que tu t’en ailles ;
peut être dans un cri.
A chaque fois,
tu fais du mal
autour de toi.
Las de reconstruire
après chacun de tes passages,
tu ne penses qu’à nuire
et moi, je tente d’être sage.
Ô rage, faiblesse ennemie,
aurais je le temps
d’apprendre à te vaincre,
maîtrisant sentiments
pour t’entendre geindre,
puis te voir mourir
dans un sourire ?
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