|
Ne me juge pas par ton humeur
Ô toi qui m’accuses, d’aimer
Mille beautés à la fois, ou d’être
Continuellement charmé
Par les branles de tous les astres,
Sache ! Mon cœur n’a réclamé
Que ta rémission pour renaître.
Tu attestes dans les discours
Que mes doigts portent des dards
Et mes mots fassent des détours
Pour placer des traquenards
Et emprisonner notre amour
Dans les griffes des charognards.
Ne juge pas par ton humeur,
Dans l’esprit, se trouve la confusion
Cernant le désir dans un sanctuaire,
Apaise l’âme par cette adoration,
Tu sors vainqueur de cet enfer
Fait des doutes et d’aliénation.
Dad Allaoua
|