Etats d'âme d'un paladin moderne

 

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Le chien de berger, le renard et les loups

le jeudi 05 août 2010, à 21:30. Posté par The Great White Hope


    Il était une fois un vert pâturage
    Perché dans les hauts alpages.
    Le troupeau de chèvres y broutait tout l’été
    Gardé par Medor le fidèle chien de berger.
    Son maître quelque peu usé par le temps
    Se reposait sur son jeune compagnon
    Docile, vif et rapide comme le vent.
    L’ancien égrenait doucement une chanson,
    Perdu dans ses pensées, pour rompre la solitude
    Fumant la pipe, comme à son habitude.
    L’ouïe et les narines aux aguets,
    Couché dans la haute herbe nonchalante
    Medor veillait sur les bêtes insouciantes
    Tout en écoutant le familier sonnet.

    De l’autre côté du pré, maître Renard
    Face au vent, enfoui dans les haies
    Attend le coucher du soleil tôt ou tard
    Echafaudant un plan qu’il lui plait
    Son ventre commence à crier famine
    Pense t’il en se léchant les babines.

    Mais voilà, le rusé goupil n’est pas le seul
    A convoiter un chevreau
    A défaut d’un petit agneau
    La meute des loups conduite par Isaëul
    Approche de l’orée de la forêt
    Enivrée par l’odeur du met.

    Le crépuscule est proche ;
    On entend le son des cloches
    Tintinnabulantes au cou des bêtes
    Tout à leur repas de fête.

    Puis les hurlements sinistres des loups
    Viennent briser le calme apparent,
    Affoler les herbivores dans le champ
    Et troubler le renard du même coup.

    Le chien a subitement fort à faire,
    Courant et aboyant devant et derrière,
    Tachant de rassembler le troupeau
    Qui ne sait que faire pour sauver sa peau.

    S’en est trop pour le goupil
    Qui n’est plus tranquille.
    Il déguerpit devant le trépas,
    La survie passant avant le repas.

    Les canidés ont vite isolé plusieurs proies
    Sans que leur gardien ne puisse s’y opposer.
    Dépassé par le grand nombre cette fois
    Il n’a rien pu faire pour les en dissuader.

    C’est la queue entre les jambes, obéissant
    Qu’il revient près de son maître en jappant.
    Le vieux ne sait que trop bien
    Qu’il n’y peut plus rien.
    Caressant, réconfortant son fidèle ami,
    Il pousse un long soupir et prend sur lui.


    Ainsi en va la vie :
    Il faut se battre chaque jour
    Afin de conserver ses acquis.
    Celui qui baisse les bras
    Ou qui se bat seul
    Ne saura défendre son cas.
    Au contraire, lorsque plusieurs individus
    Se regroupent en un même but,
    L’issue peut en être tout autre :
    Que ce choix soit le vôtre !
    L’union fait la force,
    Il ne saurait en être autrement
    Dans ce monde féroce.

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
estrella28 le jeudi 05 août 2010, à 22:11
très jolie fable,on aimerait une fin plus
heureuse,mais c'est comme ça dans la vraie Vie! amitiés estrella
http://www.mespoemes.net/estrella28

paladindumatin le vendredi 06 août 2010, à 07:55
Merci chère amie
Eh oui, l'homme est un loup pour son frère également !?! ...
Bien à toi
TGWH
http://www.mespoemes.net/paladindumatin

Ivydall le samedi 14 août 2010, à 14:54
"L'union fait la force"
Mais le 'chacun pour soi', hélas, est devenu le credo d'aujourd'hui

paladindumatin le samedi 14 août 2010, à 15:39
Eh oui Ivy : l'homme est devenu induvidualiste et matérialiste (tiens, ça rime :o )
Bien à toi
TGWH
http://www.mespoemes.net/paladindumatin

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