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Un pinceau de lumière descend
en oblique des frondaisons.
Le Tétras Lyre pousse son chant
alors que débute une nouvelle saison.
L’eau de la source, en gargouillis,
chemine et rebondit entre les roches,
puis disparaît derrière les taillis
pour mieux ressurgir en une poche.
Des colchiques tapissent un doux manteau,
mousses parsemées de bruyère
au pied du beau et grand bouleau,
impassible arbitre entre ciel et terre.
La clairière est plongée dans la quiétude.
Les animaux ont suspendus leurs querelles.
Assis sur une souche, en proie à la béatitude,
un jeune elfe se perd dans cet aquarelle.
Il tente de s’imprégner de l’instant présent …
Le brame d’un cerf le sort de sa torpeur.
Une feuille de chêne plane majestueusement.
Aujourd’hui la forêt prend ses couleurs.
A l’été succède l’automne,
Loin de la furie des hommes.

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