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Laissez moi vous présentez le Gnagniaud,
un bien étrange et très rare bestiau.
Jadis élevé sur les hauts plateaux de l’Ain,
il s’est battu durement pour le confort des siens.
Maintenant moins actif dans sa retraite,
sa compagne n’est pas toujours à la fête.
Il joue souvent au benêt.
Bien sur, il le fait exprès.
Parfois, il faut pouvoir suivre ses blagues,
comprendre leur sens, pour nous, vague.
Apparemment, notre incompréhension l’amuse.
Surtout, ne pas se confondre en excuses ;
il risquerait de le prendre mal,
constamment en quête de son Graal :
meubler le moindre de ses moments,
apprendre la vie, éloigner ses tourments.
Il est sans cesse prêt à rendre service.
Ne rien faire est pour lui un supplice.
La sensibilité exacerbée, à fleur de peau,
de ses mains travailleuses naît du beau.
Vous donnez votre langue au chat ?
Le Gnagniaud c’est mon Papa !
Je l’aime comme il est.
Comme ça, il me plait.
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