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À l’appel du public elle avance sans bruit,
Toute de noir vêtue, fragilité troublante,
Comme une vague d’encre accrochée à la nuit
Où ses si blanches mains sont l’écume tremblante.
D’un timide salut qui cueille le silence,
Elle unit sa noblesse à l’aube du talent
Et d’un souffle léger où son âme s’élance,
Vient ciseler l’espace en dentelles de vent.
Sa voix, souple roseau, par sa nudité berce
L’éclat d’une émotion en notes de brillant
Puis embrasse le temps que la grâce traverse,
Un moment suspendu à cet air scintillant.
D’un voile de beauté en arpège gracile,
Elle invite chacun au regard intérieur.
Loin de cet univers où le rêve est fragile
Quand son aura éveille un frisson supérieur.
Là où le chant s’éteint, caresse sur ses lèvres,
Longtemps encore il vibre en écho aux vivats
Pour semer au sillon d’une si douce fièvre
Un petit bout de ciel au pied d’une diva.
16 Août 2010
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