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Depuis que j’ai épié ton visage au miroir de la lune,
Que j’ai goûté à ton interdit et savouré vif tes dunes,
Perdu entre ta voix sucrée, ton parfum et ma poésie,
J’ai su que ta beauté est d’ailleurs et ton sourire d’ici.
J’ai découvert sous tes mots, comme sous une pierre,
Que ta gorge est une merveille du monde à Paris,
Que ton ventre est une savane où cisèle une rivière,
Et que, ma chère, ton nombril est un lac chaud d’Asie.
Avec du henné, tu as arrêté et colorié toute ma vie.
Ta peau est lisse comme du bois d’amourette, baby !
Mon cœur en sang m’a permis, Nheyla, de t’écrire
Car après t’avoir contemplé, j’ai succombé au délire.
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