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Face à ce qui advient et pour ce qui advient,voici les deux Visages,
voici les nasses vives des tréfonds du Savoir et du Faire,
du Non-Savoir et du Non-Faire,le crépuscule insiste,aube ou soir,
en couleurs indécises,le labyrinthe est sans issue plus vaste que
le Temps,aux murs végétaux et changeants,son Jeu le monstrueux,
l'Egarement sublime,Ô saisir ce qui de soi s'échappe et nargue
toute prise!
Face à ce qui advient et pour ce qui advient,je rêve,j'imagine:
ce seraient d'étranges amours-amitiés,des érotiques chastes,
savantes et nombreuses,ce seraient d'étranges parlers puisés
du fond des âges,toutes les langues convoquées et tout vocable
équivoqué,ce seraient d'étranges présages:j'entends des Dires
amicaux et songeurs,télé-scopés,ardus,des controverses
spiritueuses et tendres sur le Là-l'Être,son Enigme,ses Chiffres,
Ce seraient des auras retrouvées et créées pour les Choses du
Monde,des choeurs célestes,quotidiens et festifs et des chants
alternés,attentifs à la silencieuse Rumeur du Devenir,je vois
des Nourritures désincarnées,joyeuses et substantielles,je vois
des corps puissants et doux,audacieux,pacifiés,par-delà la
fureur et la douleur du Vivre et prêts à la Partance,des Visages
fascinés et tranquilles,saluant la distance,l'abîme de l'Intériorité,
les uns les autres transapparus,à mi-regard,à mi-latence,
je vois des multitudes transhumaines,transhumantes.....
Je vois,Ô Vérités exténuées,lasses célébrations,les derniers
livres en énigmes,chaleureux et lucides,penchés sur le secret
de la Venue,l'Adieu,l'Eloignement,le Jeu du Temps du Monde,
s'ouvrir,page noire ,page blanche,sur le Pressentiment: le
destin de l'Absence de Destin ....... Avenance .
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