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.Utopie
J’étais enfant rieuse et toujours décoiffée.
Mes longs cheveux flottant aux caprices du vent.
Jambes et bras halés par les ronces griffés
Je courais sous les arbres, amis et confidents.
Puis des années cruelles sont venues jeter
Dans mes longues jambes les bien vilains bâtons.
De la laide violence et m’ont fait trébucher
Mes larmes ont délavé mes roses illusions.
Au ciel de mes yeux soudain devenu plus sombres
La méfiance et le doute ont fait place à la joie.
Je soupçonnais meurtrie blottie dans la pénombre
L’angoisse tapie guettant mon corps aux abois.
Puis décidant d’avancer sans baisser la garde
Progressant pas à pas étouffant mes élans
Le regard grand ouvert devant moi je regarde
Les êtres égoïstes et combien décevants.
Mais la chanson d’un mot, le parfum d’une fleur
L’envolée dans l’heur bleue de notes de musique
Le couchant sur la mer ou l’averse qui pleure
Ouvre les pétales de mon coeur romantique.
Je tourne alors le dos méprisant les laideurs.
Les appâts du profit et les pouvoirs malsains
Je dessine des mots, j’étale des couleurs.
Sur la plage blanche d’un monde plus humain
Anita 28.11.2004
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