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Les pas me demandent où je vais .
Par la route et les chemins
Ils traînent comme un balai
Sur la terre des humains .
La course contre les monstres
N’est qu’une illusion .
L’aiguille d’une montre .
Qui tourne en rond .
Pourtant la pluie me rappelle
Que les aubes sont belles .
Les lumières flottent le matin
Dans le vent chaud sans fin .
Parlez moi de vos couleurs .
Parlez moi de vos peurs .
Les ombres s’éclairent souvent
Dans les songes des enfants .
Ils peignent avec les doigts
Des fleurs et du rouge
J’aime les pierres qui bougent
Qui chantent à pleine voix .
Les rêveries du jour sont des bulles
Elle flottent comme du tulle
Devant nos airs ébahis
Noir et blanc et vert de gris .
Mes pas vont vers vous
Mais ne rencontrent que les fous .
Les adorateurs de bonbons bleus .
La secte de la montagne en feu .
J’ai des yeux de chats dans les poches
Et les chiens me sifflent de reproches.
D’être un ami de ces félins
De miauler comme une catin .
Les pas résonnent dans l’ombre noire
Sur la planche des pirates blafards .
Je marche sans penser revenir
Ailleurs , c’est toujours pire .
Parfois je m’autorise un rire
Qui cogne rouge sang
Sur les ombres des passants .
Parfois , j’espère le désir.
Je traîne frères humains
Par les routes et les chemins .
Mes compagnons sont des corbeaux
Perchés dans les arbres très haut .
Ils crient à mon passage .
Je suis un mauvais présage .
Les pas m’emmènent
Au loin …je me promène .
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