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Ses moments de gaieté, ses humeurs spontanées
En faisaient une enfant, nous laissaient démunis ;
Mais pourquoi nos amours furent-elles condamnées ?
Hadès fut-il jaloux, qu'il nous a désunis ?
Je la garde en mon coeur comme ces fleurs fanées
Qu'on serre dans un livre aux feuillets trop jaunis
Où sont posés des mots aux grâces surannées,
Cendres de doux moments aux charmes infinis.
Une image enfouie au fond de la mémoire
Peut accabler soudain, madeleine illusoire,
A cause d'un fumet, d'un bruit, d'une couleur.
Quand le chagrin fait place aux ombres de tendresse
Dont le parfum subtil embaume la douleur,
Le temps ne guérit pas, mais induit la sagesse.
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