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L'amour…qu'en serait-il s'il n'était que conquête
Dans l'aisance illusoire offerte à nos désirs,
Ignorant qu'un instinct, à l'instar de la bête,
Consume dans l'instant l'esquisse du plaisir?
L'amour…qu'en serait-il s'il n'était pas d'offrande,
A la femme, bien sûr, et à tous ces passants
Qui ne sauraient dire qu'il faut qu'on les entende
Si l'on n'était parfois l'écho de leurs tourments?
L'amour…qu'en serait-il en l'âme qui sommeille,
Egarée à jamais dans un cœur de hasard
Ou l'on se verrait, las, au pays des merveilles
Sans que quelque folie danse dans le miroir?
L'amour…qu'en sera-t-il aux lendemains maudits
De ces âges ridés annonçant nos calvaires?
La jouvence demeure, pour autant, à l'envi,
Non dans les chœurs d'un chant à l'envol délétère
Mais en ceux que Mozart, sans doute, aurait écrit…
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